Sherlock Holmes et moi entretenons une vieille relation qui date de mon enfance. A vrai dire, je ne saurais dire si je l’ai connu d’abord par le fameux dessin animé (les images vous reviennent?) ou par les œuvres complètes de Sir Arthur Conan Doyle de mon père (livres que je compte bien mettre en bonne place dans mon salon, dès que j’en aurai la possibilité). Je crois en tout cas que je dois à ces livres la découverte du mot « criminologie » qui orienta ensuite mes études universitaires (tout ça pour rien, mais l’intention y était).
C’est donc avec à la fois effroi et espérance que j’envisage toute adaptation quelle qu’elle soit de ce personnage, en mots ou en images.
Je fus affligée en regardant quelques épisodes de la transposition de mon héros au XXIème siècle, et pas seulement par l’idée en elle-même (quoi que cela était déjà suffisant), mais aussi par le résultat, et j’avoue que le succès et les bonnes critiques sur cette série me laissent encore très dubitative… Il en faut pour tous les goûts, dit-on. (Mais bon…)
Et c’est toujours avec une grande appréhension et en même temps une douce excitation que j’attendis la sortie de Sherlock Holmes au cinéma. Et j’avoue avoir été plutôt séduite par ce film, à beaucoup de points de vue, et avoir apprécié Robert Downey Jr dans le rôle du détective doué et excentrique à souhait.
Autant dire que c’est sans hésitation que je me suis engouffrée la semaine dernière dans la salle de cinéma pour voir le 2ème volet (« Jeu d’ombres », après avoir pris soin de ne bien lire aucune critique auparavant, pour ne pas être influencée d’aucune manière.
Et je dois dire que, décidément, c’est pour moi ce que j’appelle du grand spectacle, avec tout ce qu’il faut pour faire un
très bon film (vous remarquerez que je ne dis tout de même pas un « grand » film, je sais raison gardée).
Acteurs excellentissimes, effets spéciaux géniaux, images très réussies, bande-son au même niveau, dialogues savoureux, intrigue intrigante, combats qui ne donnent pas envie de fermer les yeux mais au contraire de les garder grand ouverts, humour qui tombe à pic, reconstitution historique apparemment juste (en tout cas, « ça le fait »).
Evidemment, je ne vous dirais pas que c’est le film de la décennie, qu’il m’a émue aux larmes, bouleversée ou qu’il a remis en cause ma vision du monde, loin de là. Je vous dirai juste que j’en ai pris plein les mirettes, et que j’ai passé un très bon moment de cinéma, avec un Sherlock Holmes dont, je pense, n’aurait pas à rougir Conan Doyle.
Mention “j’suis fan”





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